Oniroscopisme

Histoire :

L'Oniroscopisme a d’abord été un style photographique créé et déposé sous brevet en 2004 par San Damon. Ce procédé photographique est uniquement argentique, ce qui permet, lors de la phase de développement, différentes étapes concrétisant la particularité de l'Oniroscopisme, permettant notamment une lumière dont l'architecture est transgressée, des couleurs naturelles qui sont transfigurées et des axes de prise de vue peu commun. Ses œuvres sont en général des tirages de très grands formats. Une autre de ces étapes intervient également lors de la prise de vue, via des filtres de la fabrication de l'artiste.

Sa Damon est photographe-plasticien, auteur, compositeur et sculpteur ce qui le pousse à ne pas se cloisonner au seul art de la photographie. Entre 2006 et 2008, son style photographique a bifurqué en développant d’autres disciplines artistiques, et ce toujours avec une connotation intellectuelle, telle que la sculpture, la musique, la littérature « principalement la poésie ». San Damon, qui en détient la conception intellectuelle et de droit, a rédigé un traité Oniroscopiste « Axiomes et Théorèmes », si l’Oniroscopisme est un style, il est devenu par la force des choses un mouvement à lui tout seul. Il y décrit un basculement dans un autre monde où nous devenons témoins d’une identité que l’on connaît et qui pourtant n’est plus tout à fait pareil. Il prend à parti le spectateur qui devient témoin et plonge dans le magma de l’inconnu comme s’il est dépouillé de toutes ses connaissances habituelles. Pour prendre ce néologisme damonnien, il est « nudifié »,  et jeté dans l’immensité de l’insolite, de l’inédit; les vertiges chromatiques l’enveloppent. Il joue incontestablement tant sur l’émotion que sur la technique.

 

Photographies :

Les couleurs sont principalement des nuances se situant entre les ocres et les terre de Sienne ainsi qu'entre les bleus et les noirs (particulièrement profonds). Entre ces deux éventails de couleurs San Damon donne à l'Oniroscopisme une grande variabilité de tonalités puisqu’il est parvenu à obtenir 32 nuances de couleur par couleurs. Des teintes dont la finesse et la subtilité font penser aux possibilités que donnent les pigmentations rendues en général en peinture.

Si certains aspects de ses œuvres oniroscopistes restent obscurs quant au rendu, notamment sur le plan du naturel des couleurs, de la lumière et de la manière d'isoler certaines zones, ce qui fait principalement les objets et points du dépôt breveté, par contre on sait avec certitude que San Damon utilise une série de filtres de sa fabrication permettant des variantes de la lumière, des couleurs et une étonnante luminosité produite sur papier, ce qui en général n'est obtenu que sur écran rétroéclairé.

Mais l'Oniroscopisme consiste aussi en une seconde étape, hors procédé pour le coup. Cette étape est une déstructuration de la lumière et une mise en place d'axes de prises de vue qui sont souvent en fausses contre-plongées, plongées ou perspectives rendant l'évidence du premier abord comme « volontairement » impropre à la réalité. Les jeux, lumière-axes-couleurs, de l'Oniroscopisme donnent une interprétation autre à la réalité, à laquelle s'ajoute souvent une impression de mouvements sous une forme complexe qui la détourne davantage encore de l'évidence première, afin d'obtenir une sorte de doute en trompe-l'œil.

 

Œuvres oniroscopistes les plus connues sont :

Le Christ,patrimoine du Musée d’Art Moderne de la Basilique du Sacré-Cœur de Bruxelles.

La Cène en treize actes,patrimoine de l’abbaye de Maredsous,Belgique.

Deux triptyques,possession du Musée de la littérature et Archives de Bruxelles,se trouvent dans la salle de lecture dudit musée.Le premier sur le thème de la ville de Bruxelles et le second sur le thème de la ville de New York. Huit films documentaires projetés dans différentes universités du monde et qui sont visibles sur internet.

Dans ces quatre films s’expriment trente-deux éminents intellectuels et universitaires sur l’Oniroscopisme.

 

Sculptures :

Les sculptures oniroscopistes sont des personnages, animaux ou humains, géométriques faisant abstraction des traits caractéristiques habituelles d’un visage, mais dont on comprend pourtant les émotions et le vocable, ce qui est notamment dû à l’orientation d’une barre incurvée qui traverse l’ovale dudit visage, faisant penser à une sorte de chapeau donnant une orientation et une expressions audit visage. L’importante position du corps accroît encore ce sentiment. Elles portent le nom de SOG ( Sculpture Oniroscopiste Géométrique )

Description des œuvres :

San Damon a établi un point commun entre ses œuvres photographiques et ses œuvres sculpturales et ce par le truchement des axes. Il a élaboré ces dernières telles qu’il les fait généralement en photographie, en plongées ou en contre-plongées, rendant ainsi possibles diverses perspectives accentuées par la triangularité des corps. Tantôt isocèles, tantôt scalènes ou tantôt équilatéraux. Cette triangularité est interrompue par deux cercles, un ovale pour définir la tête et un rond pour définir le bassin.

Ces géométries entremêlées sont parfaitement distinguées grâce à l’épuration du trait. Les perspectives changent en fonction du lieu d’où on les regarde; l’expression du corps manifeste et développe également une autre vision des choses ou, plus exactement, de la chose vue par identification, et ce dès lors que l’on se déplace autour de lui. L’espace pris par l’œuvre, quant à lui, semble se modifier par les nuances de largeur qu’il y a par exemple entre les bras et les avant-bras ou, là encore, par la position du corps mais également par une indéfinissable sensation que le personnage s’adresse à celui qui le regarde ou à un interlocuteur fictif.

Les personnages sont essentiellement de couleurs ocre, terre-de-Sienne ou jaune genêt et les socles, bleu gentiane ou anthracite, couleurs qui reviennent souvent dans les œuvres photographiques de San Damon.

Parfois, il y a une table, sans plateau, seulement un cercle, ou une chaise dont les pieds, le siège et le dossier ne sont que trois angles droits qui se succèdent afin de ne pas déranger la géométrie des personnages.

Matière : les sculptures oniroscopistes sont principalement faites de métal en acier étiré, poli par sablage ou grenaillage. La métallisation est faite au zinc à chaud et la peinture est de type ral (peinture généralement utilisée pour ce genre de réalisation et connue pour sa fiabilité dans le temps). Hors de collections privées, l’une d’entre elle se trouve installée à vie sur un rond-point au Portugal, dans l’entité de Santa Maria da Feira.Son nom est : Le Danonaselo.

 

Installation d'Art Oniroscopiste :

L’oniroscopisme a ses couleurs majeures, le magenta en fait partie, c’est à ce titre que San Damon a mis en scène une installation appelée : « Analyse du sophisme et de la réfraction de l’Oniroscopisme ». Celle-ci a consisté à mettre en place sur la prestigieuse avenue Franklin Roosevelt et ce sur quatre kilomètres une transmutation des sources lumineuses en milieu urbain. En d’autres termes, les lampadaires routiers étaient enveloppés de filtres de couleur magenta rougeâtre et les lampadaires piétonniers de filtres de couleur magenta violacé. Cette œuvre est restée en place du 14 janvier 2015 au 15 mars 2015.

 

Oeuvres Musicale Oniroscopistes : 

San Damon a composé cette œuvre musicale en 15 mouvements, ce qui n’existe pas en musique classique, en se rapportant aux couleurs de ses œuvres photographiques et aux mots qu’il a écrits afin de s’y rapporter. Elle a notamment été jouée en première mondiale dans l’arène du planétarium de Bruxelles le 21 janvier 2016. Dans le dôme de 35 mètres de diamètre ont été projetées 178 de ses œuvres photographiques sur le thème de New York.

L’orchestration est ici pensée comme une symphonie avec son système tonal et son échelle diatonique qui suit un cours paraissant de premier abord logique lorsque survient une conception composée dissonante entre les notes donnant l’impression d’instabilité et/ou de contrariété. Le dodécaphonisme cher à Arnold Schönberg ou à Anton Weber reste à distance. Ici est amenée par, certes, une série de notes émancipées du système tonal une approche encore différente, car interviennent, ce qui la porte musicalement, d’étranges mots dits. Une poésie issue des textes de Damon mais pas interprétée dans son entièreté textuelle, les mots sont comme des sons qui épousent ou cloisonnent la composition tonale, le sens est cohérent, les sons urbains qui interviennent tout au long de l’œuvre sont formellement

incohérents mais l’ensemble de la symphorapsodie oniroscopiste, et c’est ce qui est troublant, redevient cohérent.     

On peut dire que par moments, lorsque tous les éléments de l’oniroscopisme sont réunis, on semble percevoir une couleur pour un instrument, une variante de cette couleur pour un autre instrument de la même famille, un mot pour une couleur, un synonyme de ce mot pour une déclinaison de cette couleur. Un mot signifiant une note d’un instrument conjuguée à une couleur ou à sa variante, ou encore un mot et ses synonymes apparentés à un instrument et à ses gammes. Un instrument accouplé à une couleur et/ou cette couleur serait signifiée par différents mots ou une œuvre photographique à une phrase soutenue par une série d’accords et d’harmonies.